Muriel Ressiguier, députée FI de la 2 è circonscription de l’Hérault, a présenté ce mercredi une résolution pour demander la dissolution des groupuscules d’extrême droite.

Bastion social, Génération Identitaire, Ligue du midi… autant de groupes tristement célèbres pour leurs actions violentes et mises en scène sur les réseaux sociaux. Celles-ci se sont multipliées ces derniers mois, selon la députée FI Muriel Ressiguier, à l’origine d’une résolution sur la lutte contre ces groupuscules. Lors d’une conférence de presse, mercredi, à l’Assemblée nationale, elle a dénoncé le déni du gouvernement, et notamment du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb. « Il est de la responsabilité de l’Etat, a-t-elle plaidé, de lutter contre ces groupuscules qui prolifèrent, répandent partout la haine de l’autre, la violence, foulent au pied les valeurs de notre République et méprisent les règles de la démocratie. » Ces groupes, qui pour certains bénéficient même de subventions publiques, selon la députée, qui cite le cas de la Ligue du midi dans sa circonscription, sont « peu nombreux mais très organisés » : menaces de mort, dégradations de locaux, violences physiques, intimidations. Plusieurs député(e)s en ont déjà fait les frais, menacés de mort ou de viol. A ce titre, Jean-Luc Mélenchon, le président du groupe FI à l’Assemblée, s’est également indigné que sa sécurité, et celle des élus de la République, soit négligée, après qu’il a été visé par un projet d’attentat.

Vers une commission d’enquête parlementaire

Le matin, lors d’une autre conférence de presse au palais Bourbon, le député FN Sébastien Chenu, a feint de ne pas connaître le Bastion social, jugeant que « la menace réelle vient des black-blocs et des zadistes qui sèment la terreur ». Génération identitaire ? « Ce n’est pas un groupuscule, ce sont des gens qui défendent nos frontières. Si nos gouvernements protégeaient leurs peuples, d’autres ne feraient pas le boulot à leur place », a déclaré le député d’extrême droite. « Face à ce sentiment d’impunité, explique Muriel Ressiguier, l’inaction relèverait de l’inconscience ou constituerait une acceptation, voire un encouragement de ces actes violents et du refus des règles démocratiques, nous ne pouvons le tolérer. » Cette résolution pourrait aboutir à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire.

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