Madame la Ministre du Travail,

Placé au cœur de l’actualité, le mal-être au travail est devenu un fait de société que nul ne peut ignorer.

L’estimation du nombre annuel de cas de souffrances psychiques liées au travail serait d’environ 490 000 !

Chaque année, ce sont 1 200 morts reconnus en lien avec le travail et 300 à 400 salariés qui se suicident. Les causes provoquant la souffrance au travail et/ou le suicide sont identifiées : Stress, procédure de licenciement, mise au placard, management par la peur, pression due aux objectifs chiffrés, harcèlement, burn-out ou séquentialisation des taches qui génère une perte de sens.

Toujours, selon l’I.N.V.S., chaque année en moyenne 40 à 55 policiers et 160 agriculteurs mettent fin à leurs jours. Dans le secteur de la santé comme dans l’administration publique, les chiffres sont aussi effrayants ! Et, ils sont sous-estimés !

Parler de mal-être au travail, voire d’idées suicidaires est encore tabou, tant sur les lieux de travail que parmi l’entourage des personnes fragilisées. Cette vulnérabilité que l’on n’ose pas exposer peut prédisposer au geste fatal.

Dans le code du travail, la souffrance est prise en compte sous l’angle de l’évaluation des risques professionnels.

Actuellement, une fois les mesures conservatoires prises, le CHSCT réalise une analyse approfondie de l’événement en vue de prévenir ce type de détresses.

Aujourd’hui, la prévention n’est plus une option c’est une priorité de santé publique !

Dans quelques jours, vous nous proposez de ratifier les ordonnances réformant le code du Travail, dont l’une vise à fusionner les I.R.P., ce qui limitera les moyens d’actions du CHSCT.

Ma question est la suivante : Pour lutter contre la souffrance au travail et la hausse des suicides, quelles sont les solutions concrètes que le gouvernement envisage, avec quels moyens et dans quels délais?

 

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