Mme Muriel Ressiguier interroge M. le secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances et du ministre de l’action et des comptes publics, chargé du numérique sur la cybersécurité qui est un enjeu important comme le démontre les attaques  subies notamment par la DGFIP, les hôpitaux, Saint Gobin, ou encore Airbus. Si aucun secteur d’activité n’est épargné les plus touchés sont ceux de la finance de la santé de l’Energie et des télécommunications.

L’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) est donc un outil important, à notre époque où le numérique est omniprésent dans la gestion quotidienne des activités de l’Etat, des entreprises et des citoyens. Selon les termes de Guillaume Poupard directeur général de l’ANSSI « Le contexte est inquiétant. Militarisation du cyberspace, instabilités géopolitiques…tous ces éléments laissent à penser que des attaques majeures sont possibles et probables ».

L’ANSSI doit donc bénéficier de moyens financiers et humains conséquents lui permettant d’assurer efficacement ses missions. Un recrutement adéquat est d’ailleurs essentiel afin d’éviter tout risque d’infiltration par des cybercriminels.

Or, actuellement, sur 600 agents, 79 % sont des contractuels, habilités secret défense et ont de ce fait accès à des informations sensibles. Ce recours fréquent aux contractuels est un talon d’Achille potentiel de l’ANSSI et il serait judicieux de pérenniser ces emplois pour garantir au mieux la sécurité et maintenir une continuité des actions.

De même, le recours à la sous-traitance dans la gestion de la protection numérique, laisse la porte ouverte à l’infiltration de personnes dont le but est de collecter des informations sensibles sur des sociétés publiques et privées ou sur nos institutions.

Certainement conscient vous aussi de ces failles, envisagez-vous de mener une réflexion sur la pérennisation du personnel et  la fin du recours aux sous-traitants ?

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