En tant que députée de l’Hérault j’ai interpellé le Ministre de la Transition écologique et solidaire dans une question écrite le 16 janvier 2018 au sujet du projet gazoduc South Transist East Pyrénées (STEP) alors que le processus de concertation s’achève la semaine prochaine par deux réunions de clôture à Perpignan et Narbonne.

Le STEP prévoit de relier les réseaux de gazoduc de la Catalogne espagnole avec ceux du sud de la France et doit passer par la plaine du Roussillon pour acheminer le gaz algérien au reste de l’Europe. Avec le STEP, ce sont 120 km de nouveaux gazoducs qui seront construits entre la frontière du Perthus et Carcassonne, le passage sur 92 communes de l’Aude et des Pyrénées-Orientales et la construction de 3 stations de compression pour réguler le transit (Barbaira, Montpellier, St Martin de Crau).

Ce projet annonce un désastre écologique à l’heure où personne ne peut nier le changement climatique. En effet, l’impact environnemental va être destructeur pour les espaces naturels, les terres agricoles et les rivières et le chantier aura des conséquences dramatiques sur les paysages, l’agriculture et l’urbanisation. Il fait également perdurer sans limite l’exploitation des ressources fossiles alors que nous devrions nous tourner vers les énergies renouvelables.

Le gaz prévu pour passer dans ce tuyau proviendra essentiellement d’Algérie. Or ce pays possède la 3ème réserve mondiale estimée de gaz non conventionnels et l’extraction des gaz s’y effectuent déjà par la fracturation hydraulique alors que les pays de la communauté européenne n’autorisent pas chez eux l’extraction du gaz de schiste. Le STEP laisse supporter à l’Algérie les conséquences dramatiques sur l’environnement que provoque cette technique d’exploitation (notamment la pollution des nappes phréatiques dans des régions où le manque d’eau est criant). Avec ce projet c’est la conception respectueuse, solidaire et responsable de la coopération Nord/ Sud qui est balayé d’un revers de main.

Je demande à Monsieur le Ministre d’envisager l’abandon ou un moratoire de ce nouveau projet anti-écologique afin d’éviter les conséquences d’un tel projet sur le territoire national et en Algérie. Il est temps d’enfin respecter la « règle verte » qui consiste à ne pas prélever à la nature plus qu’elle ne peut régénérer.

Vous trouverez sur le lien suivant l’intégralité de la question écrite :

https://www.facebook.com/Ressiguier2017/

Muriel Ressiguier, Députée de L’Hérault

Share.

About Author

Leave A Reply